Un Post pour Haïti ! Nou La Epi Zot Haïti.

Le principe est simple et inspiré par Yoro. Il faut juste écrire trois ou quatre lignes pour Haïti. Et ensuite taguer trois autres personnes (pas plus). Merci de ne pas rompre la chaîne. J’ai été tagué par Mohamed Billy, lui même tagué par Claudus. Yoro est à l'origine de cette chaine de tague de soutien pour Haïti:

Haïti première des indépendantes, tu nous donnes à tous des leçons. Je t’ai observé de longues années et vu en toi cette détermination qui t’a faite victorieuse plusieurs guerres durant. Mais devant ce coup de fouet du sort je suis profondément ému et en même temps tu m’as définitivement convaincu.

L’image de cette dame toute en joie et louant le seigneur est passé en boucle sur mon écran de télé et, devant l’incompréhension béante du journaliste venu des contrées du confort, ta « fille » était focus non pas sur le malheur que la terre tremblante venir de faire subir à son pays, mais sur ce que Dieu si inexistant pour eux lui ai épargné de vivre le même sort que les 150 000 disparus ensevelis sous les décombres.

A travers elle, Haïti venait de me prouver que le bonheur est dans l’œil de celui qui sait célébrer l’opportunité que Dieu lui donne d’être témoin de son malheur, mais aussi d’apprécier la chance qu’il a d’être parmi les épargnés. L’haïtienne ne comprenait pas et comme nous tous ne comprendra sûrement jamais pourquoi, mais elle savait que cette même incompréhension avait décidé de l’épargner et lui donner une chance de voir sa patrie être reconstruite. Elle n’était pas amère ni prête à se venger de ce Dieu qui avait abandonné sa patrie au sort de cette terre répétitive et balbutiante ; telle une guerrière Haïtienne elle battait encore une fois l’athéisme luxueux de l’homme venu des contrées du confort.

Haïti tu es indépendante parce que tu as depuis très longtemps appris à croire à celui qui est libre quand dans le dos tu avais les mains ceintes par leurs fers.

La raison est vraiment hellène, comme la foi la vraie indépendance.

Je souhaite à la première des indépendantes une aide accrue de tous et surtout un sursaut d’orgueil dans cette période de reconstruction pour que de ce désastre renaisse une nouvelle nation, bien construite (érigée, bâtie), et générant toutes sortes d’opportunités pour ses enfants. Je tague SmartIvoire, Gangoueus, et Africanus.

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L’identité non-nationale

Face à mon écran de télé savourant ce café, j’assiste pour la énième fois à ces passionnés semblant de « débat » où s’insultent ces franco-franco expert de l’identité nationale. Dans un brouhaha total, trait marquant de cette identité, ils se chamaillent, s’injurient, comparent leur soi-disant expertise en tous genres et tout cela surtout, surtout sans s’écouter, car l’orgueilleux n’a pas d’oreille.

C’est avec un faciès légèrement déformé, dont le sens serait évident à celui qui vient de mes contrées lointaines, que je regarde avec surprise ces « pièces de théâtres à la française » ou seul celui qui crie le plus fort a la chance d’avoir pour un bref instant l’attention du public qui, toujours assis en arrière plan s’extasient derrière ces vaniteux guerriers de la parole.

Est-ce vraiment à ces « crieur d’un soir » dénués du respect que seul l’écoute accorde a autrui que le français d’origine étrangère devrait ressembler, s’assimiler, histoire d’être intégré ?

Ces invités sur les plateaux de télévision sont censés être des « échantillons » respectables et instruits de ce que devrait « refléter » le vrai français, le français de souche avec la plénitude de l’identité française. Ces « sourds à autrui » qui n’aiment et n’apprécient que le son de leur propre voix, eux qui depuis bien longtemps on oublié le sens du mot «humble », estiment que quelques années d’études combinées à quelque titres acquis par-ci par-là leur donnent le droit de définir pourquoi et comment le franco-algérien, le franco-ivoirien, le franco-chinois, le franco-américain devrait se comporter dans « leur » république. Je leur accorde le droit de savoir « pourquoi », mais leur refuse le « comment ».

J’espère aussi qu’ils savent au moins que personne ne peut écouter celui qui lui même ne sait écouter ; s’ils n écoutent pas leur semblable, «blanc», «bac+ 20» et de souche, écouteront-ils l’argument de l’arabe ? Faut-il espérer ?

Ils se débattent et s’auto-abattent sur l’autel de l’identité nationale en passant du respect du drapeau, qu’eux seul se réserve le droit de déshonorer, à la main de Thierry Henri qui soudainement «dérange» ces mêmes clowns intellectuels qui jusqu’ ici parlaient d’unité nationale, de comportement identitaire national ce qui pour eux exclu, voir rejette, les erreurs des vrai acteurs de la chose nationale.

Au faite, de quoi parlent-ils ?

De quelle identité se réclament t-ils ? A défaut de ne pouvoir changer de couleur, de quelle identité devrait se vêtir celui qui n’a pas la peau blanche, qui n’ a pas fait ces études a « SCIENCES PO», qui n’aime pas le fromage et n’est pas ivre de vin après chaque repas mais qui a vécu dans ce pays le temps d’être grand-père et dont les petit enfants qui , plutôt que d’ être appelés français sont appelés « banlieusard » de part leur allure, leur vocabulaire , leur origine.

Après les avoir gardé si longtemps à l’écart des métiers revalorisant ou valorisant estimant qu’être « patron », demande des aptitudes telles qu’on ne pourraient en trouver la moindre trace chez ces êtres venus d ailleurs, à l’exception d’Obama ; après leur avoir retiré le droit de lire des textes à la télé histoire d’être appelé journaliste et après leur avoir fait miroiter une intégration par le travail et l’ égalité des chances , vous les avez insulté en leur parlant d’assimilation (qui à vos yeux est la façon la plus sûre de ne plus « sentir » leur déférence) qui passe par un rejet total d’eux-mêmes , des valeur de leur première identité au profit d’une harmonisation de la « chose » nationale .

A ce jour, bien que le débat sur l’identité nationale ait été lancé, les banlieusards sont toujours « gardé » loin dans leurs cités, où ils restent à espérer, diplôme à la main, au travail qui ne viendra pas.

De ces arrogants personnages qui hantent les plateaux de télévision pouvons- nous espérer une certaine humilité qui considérerait que l’autre a peut-être, un tant-soit peu quelque chose qui pourrait être bénéfique à «leur » France ? Quelque chose qui pourrait hors du cadre culinaire être utilisé pour contribuer à enrichir cette France ? Non ! Bien sûr que non. Leur culture qui par défaut est forcément supérieure ne leur permet pas d’apprécier, d’admirer la culture d’autrui au point d’en tirer profit pour le développement de «leur »France.

Il faut se l’avouer, il faut être bien dans ses chaussettes avant de pouvoir porter une paire de chaussure et que l’ensemble nous soit confortable.

Aux États-Unis cette donne est une réalité et l’italien-américain n’a pas peur d’être avant tout Italien. Il en tire une fierté tout en appréciant ce pays d’accueil qui lui donne (offre / permet) des nouvelles opportunités égales, de vrai opportunité qui avec l’élection du président Obama prend des allures illimitées. Celui –ci, l’irlandais-américain, voit dans cette Amérique accueillante la possibilité de prouver à sa nouvelle « identité » (américaine) les capacités de son travail qu’il le sait sera reconnu publiquement si cette nation voit en ce travail des innovations .

Oui, chez l’oncle Sam ça marche, et personne ne demande à personne, histoire d’être « intégré », de parler avec l’accent, l’attitude ou l’anarchie des « clowns « qui se criaient dessus à la télé dans l’espoir de faire un débat ! Oui à l’apprentissage de l’hymne nationale, oui au respect du drapeau, au respect des règles du pays d’accueil… mais non et encore NON à la minimalisation et la ridiculisation au point d’en faire un défaut, de ce qui constitue chez ce français d’origine étrangère sa spécificité, son atout premier. Sa première identité est un plus pour son nouvel état si celui-ci sait le percevoir, mais surtout pour l’individu.

Que la France ne soit pas le seul pays au monde a rejeté « le plus de connaissance ». C’est son droit ( droit de mépris) de considérer que la culture Algérienne, Ivoirienne ou Chinoise ne peut rien lui apporter mais ce n’est pas son droit de nier par l’entremise de l’assimilation (ou cette nouvelle forme d’intégration) à l’individu l’enrichissement qu’ appartenir ( ne serai-ce qu’à moitié) à une autre culture construit (apporte) . Quand l’on vient d’une autre culture on est comme un miroir à deux faces. On reflète d’un côté le soleil (le bel enseignement) du pays d accueil mais on reflète également les Grandes valeurs de notre pays d’origine qu’il ne faut surtout pas ternir par « l’intégration » à la française mais au contraire tendre à converger ces deux réflexions de lumière pour en faire une plus grande.

En Côte d’Ivoire l’on dit : « trop de viande ne gâte (n’abime) pas la sauce ». Plus de lumière dans le ciel de France ne la détruira pas, mais la fera briller encore plus. Il fallait que j’ai en moi ma culture pour vous écrire ce petit proverbe de rue, j’ai ajouté un plus à votre culture, mais j’écris en français, vous m’avez aussi donné un plus.

Par Olivier N’da

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Dieu et l’argent

Je prenais mon premier café de la journée quand je la voyais bosser. Elle y allait et revenait chargée à craquer. Elle le faisait avec un enthousiasme certain, j’étais là béats à l’observer. L’ardeur qu’elle mettait à la tache était contagieux car vite, très vite elle était rejointe par ses frères et sœurs qui de plus belle l’aidait à amasser, pendant que l’occasion se présentait, tous ces dons que sans savoir je leur avais fait.

Effectivement la veille au soir ayant découvert les merveilles du pâtissier d’en face, je m’étais jeté comme un affamé sur ce fabuleux gâteau, tellement bon que le fruit de ma gourmandise et ma précipitation à l’engloutir ont transformé mon tapis en vrai récipiendaire de miettes.

Je n’avais pas compris ! Jusqu’à cette minute où en voulant m’approcher de trop près pour voir ces merveilleuses dames au travail, j’ai trébuché et essayant de retrouver l’équilibre je lui ai ôtée la vie en un quart de seconde. A cet instant j’avais commis un « crime» et là, immédiatement, j’ai compris ce que j’avais lu dans ce livre Saint ; je l’ai assimilé comme le petit africain qui dit «han han !! ».

Oui, j’avais marché sur la fourmi, elle qui il y a une minute préparait innocemment son avenir, aménageait son hiver en amassant biens et nourriture. Elle transportait sur son dos mes miettes, souvent dix fois plus grosses que sa taille et allait les entreposer dans son grenier, quelque part dans un trou du mur. Elle travaillait à se nourrir et approvisionner sa famille mais sa destinée avait été décidée ailleurs sûrement «très haut».

Pour ceux qui croient ou ceux qui doutent de l’existence du divin, il y a au moins cette constance qui s’impose. Le destin appartient à Dieu ou du moins à une force que l’on ne peut contrôler. A la différence des Hommes cette fourmi préparait son avenir sans inquiétude et sans souci particulier. Elle le faisait par devoir, mais sans en faire une contrariété qui rendrait, à coup sûr, son présent invivable. En tous cas, je n’ai encore jamais vu une fourmi consulter un psychologue pour dépression ou stress caractérisé.

L’inquiétude et les soucis ne peuvent en effet ajouter le moindre instant à la durée de notre vie. Aucun d’entre nous ne peut par son travail ou son effort se protéger de ce que la seconde qui suivra apportera. Travailler pour soi, sa famille, ses enfants, ses amis et son pays est louable et encouragé. Mais, si apporter le pain quotidien, préparer des avenirs devient une tâche que l’on espère garantir par l’accumulation de bien, alors l’on endosse un rôle que l’on ne peut pas assumer. Notre besoin de « garantir », bien que noble, est humainement irréalisable pour la simple et bonne raison que n’avons aucun impact sur l’avenir. Simplement, nous nous agaçons nous empêchant ainsi de profiter de l’instant, d’apprécier a sa juste valeur ce que nous accomplissons jour après jour. Le bonheur c’est aussi le nom de l’instant (a Lire).

Préparer un avenir ce n’est pas le garantir, ni pour nous-mêmes, ni pour nos enfants ; comme la fourmi on accomplit notre tâche, on essaye de prévoir et d’en profiter un peu, mais savoir dans quelle mesure elle bénéficiera ou dans certains cas détruira nos familles est du ressort du Divin, ce qui par la même occasion nous exempte du souci. Du moins pour celui qui tient à son bonheur, sa santé.

Les responsabilités orgueilleuses

Je vais sûrement me faire tirer les oreilles, mais les soucis et l’inquiétude peuvent très souvent être la manifestation de notre orgueil qui voudrait que tout « notre monde » repose sur nos épaules ; nos frêles épaules humaines qui ne savent même pas de quoi seras fait la seconde qui suit. Oui, étant adulte nous avons tous plus de responsabilités, mais en plus de nos réalités nous en développons de «fausses », histoire de se «sentir » encore plus accompli, responsable, père ou mère. Sentir est un facteur très important dans notre nature humain. Le passage de l’enfance à l’adulte est biologiquement visible, mais psychologiquement les changements sont très vagues, d’où très souvent notre besoin d’imiter attitudes des premiers adultes rencontrés, généralement nos parents.

Qu’avons-nous appris de nos parents ?

Celui ou celle qui se plaint de son emploi, de son pécule ou des déboires de ses enfants dont l’avenir devient très vite l’ultime souci. Ce « jeu» qui consiste à exposer au grand jour ses soucis nous donne l’apparence qui nous permet de nous définir adulte, mais elle est en réalité inutile et même destructrice de par le « stress » qu’elle génère. Ces influences, nous les reproduisons, alourdissant considérablement notre tâche quotidienne qui consiste tout simplement à nous décharger du poids du futur et à ne nous préoccuper que de ce que nous pouvons accomplir dans le présent.

Le rôle de « superman ou superwoman » nous déséquilibre parce qu’en plus de notre effort à subvenir à nos besoins, nous y associons le souci de vouloir garantir un avenir que nous ne pouvons pas assumer parce que simplement nous ne le connaissons pas et que toutes les fortunes amassées ne peuvent rien garantir, absolument rien.

Je pense d’ailleurs que la foi prend tous son sens quand nous acceptons les limites de notre nature humaine et laissons au Divin le rôle qui est sien, celui de construire, garantir et préparer la voie de chacun d’entre nous.

Le cœur de l’homme peut méditer sa voie, mais c’est l’Eternel qui dirige ses pas. (Proverbe 16 :9)

Ne pas s’inquiéter ne nous empêche en rien d’être les meilleurs dans ce que nous entreprenons, cela ne nous empêche en rien d’être riche, ambitieux et d’apporter le meilleur à nos familles, nos états. Par contre, cela nous protège de vouloir jouer à « Dieu » et de se faire du souci pour des choses qui, comme l’avenir, sort de notre domaine de compétence.

Avant de partir la fourmi m’a fait une confidence et je la cite: « je fais du Divin mon premier trésor et j’amasse les richesses, les succès tout en comptant sur mon premier trésor pour permettre que mes proches, mon état, et autre, en jouissent aussi. Les épaules légères je fais mon boulot et je Lui fais confiance pour ce qui est de son ressort, l’avenir. »

Moi, Je vous laisse avec cette réflexion :

« Ne vous inquiétez donc pas du lendemain car le lendemain prendra soin de lui-même. A chaque jour suffit sa peine ».

Par Olivier N’da

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Un colonel à l’ONU

Je ne savais pas que les instances ONUSIENNES faisaient des cafés aussi bons, et c’est avec joie que je me suis délecté de ce café qui a sûrement dû pousser sur mon cher sol de Cote d’Ivoire. Merci pour le service et surtout merci à l’hôte du jour, Mr le Colonel.

Je ne vais pas rire de lui. Le cynisme, l’effet caricatural de leurs medias ne réussira pas à me faire esquisser le moindre sourire en ce qui concerne la performance de mon Colonel. Les vérités des « fous » sont très souvent plus riche que celles des censés. J’ai un faible pour les « fous » et je ne peux qu’admirer la liberté que leur attribut ce statut imposé par la vision au combien de fois « aseptisée » des gens dit « normaux ».

Non ! Je ne rirais pas de mon Colonel, A vrai dire, j’ai plutôt apprécié ces vérités assenées à cette audience et au monde à travers un discours non-conformiste dans la forme, histoire d’«ameuter» les médias internationaux à la recherche de sensationnel, mais profond dans le fond.

Mon Colonel a dit ce que « nous » (les tiers-mondiste) pensons tous bas. Il a exprimé les injustices que l’on nous fait subir, le dysfonctionnement de cette institution, l’ONU, à laquelle nous participons sans trop savoir pourquoi. Il a « hurlé » à la place des ivoiriens, zimbabwéens, angolais, congolais, et de tous ceux qui subissent très injustement les effets néfastes des résolutions onusiennes dictées par des pays colonisateurs, résolutions biaisées et infondées qui se ressemblent toutes par leur incohérence.

Oui, mon Colonel a dénoncé les injures, les traitements que l’on fait endurer à nos Présidents et nos Délégations au cours de leurs déplacements aux États-Unis. Il déclare : « certains Chefs d'état m'ont informé de leurs difficultés à obtenir des autorisations d'entrée pour leurs délégués... Ici le copilote d'un Chef d'état empêché de rentrer en Amérique puisqu'il est persona-non-grata! Là un garde du corps d'un autre s'est vu refuser le visa ! Ou encore ce Chef d'état qui est arrivé sans son médecin, empêché de l'accompagner! « On se permet même de nous indiquer le périmètre à ne pas dépasser lors de notre séjour à New-York! Nous ne sommes pas dans la prison de Guantanamo !». Sans y installer sa tente, mais arborant l’effigie du continent africain à droite, il a suggéré des idées qui méritent d’être prises en considération et il justifie encore une fois mon admiration pour les « fous ».

Je vous invite à apprécier ce café servi par un fou, sans pouvoir vous garantir que la folie n’est pas contagieuse.

Après 40 ans d’absence, se laisser aller à une « plaidoirie » de 1h35, quand le temps suggéré est de 15 min, n’est ni un drame, ni un attentat à l’attente. Avant le discours de mon Colonel certains nous on présenté une vision d’un nouveau monde très « riche » en valeur humaine et offrant des perspectives nouvelles, mais ils l’ont fait en 45 minutes.

Les 65 guerres du monde depuis la création de l’ONU

Depuis la création de l'ONU le 26 juin 1945, il y a eu environ 65 guerres que non seulement l'Organisation n'a pas pu empêcher, mais qui en plus ont été instiguées, directement ou non, par certaines grandes puissances. Les guerres en Cote d’Ivoire, au Congo etc. sont des guerres qui ont révélées les tares d’un Conseil de Sécurité omnibulé par sa propre sécurité et qui prend des décisions basées sur des soi-disant rapports commandités par et pour eux dans l’objectif de justifier l’injustifiable. Oui ! L'ONU telle qu'elle est ne nous intéresse plus et ne nous intéresse pas.

Le Conseil de Sécurité et le droit de veto

Le droit de veto est je vous le lui accorde, abusivement utilisé dans des objectifs souvent très partisans et je rejoints le Colonel stigmatisant le monde occidental, condamnant son exploitation du droit de veto au Conseil de sécurité, et je pense aussi que certaines guerres sont déclenchées, ignorées, voire encouragées dans l’objectif de préserver certains intérêts, notamment pécuniaires.

Le droit de veto est effectivement contraire à la Charte de l'ONU et utilisé pour punir les pays faibles. Rien ne justifie le choix des pays membres dans l’actuel contexte et d’ailleurs, d’où provient la légitimité des cinq pays membres permanents (États-Unis, France, Grande-Bretagne, la Chine et Russie) ? Il a ajouté : « Je voudrais savoir comment ces cinq pays ont obtenu ces sièges permanent au Conseil de Sécurité des Nations-Unies. Qui les a élus ? C'est dictatorial et illégal et par conséquent nous ne reconnaissons pas cela. »

Le Colonel qui a même menacé de se retirer, a exigé que les prérogatives du Conseil de Sécurité soient transférées à l'Assemblée Générale des Nations-Unies et cela est une idée pertinente qui pour sûr sera reléguée au stade de « fadaise » dite par un homme « extravagant » qui pourtant, encore une fois, vient de mettre le doigt sur un problème de fond.

Le « conseil de la terreur » et La « déco » tiers-mondiste

«Vous êtes comme des décors, on se moquent de vous. Vous n’êtes fait pour que pour prononcer des discours et rien de plus », s'est adressé le Colonel aux Chefs d'état présents, qui l'ont vivement applaudi.

«Ils ont besoin de nous s'ils veulent nous exploiter pour blâmer un pays faible, autrement dit, on nous marginalise, ils se foutent de nous (…). Soit nous sommes égaux, soit nous nous retirons pour créer une autre organisation (…) Nous ne pouvons pas accepter que l'on nous impose des sièges permanents, utilisés pour nous combattre. Le Conseil de Sécurité n'a jamais condamné un de ses membres (…). Par le passé, nous l'avons accepté parce que nous étions bêtes, mais plus jamais maintenant. Il est hors de question d'accepter ce dictat », a ironisé le Colonel.

Je n’ai rien à ajouter à cela, bien dit mon colonel !

Un milliard d’Africains sans voix

L'Afrique mérite un siège permanent au Conseil de Sécurité des Nations-Unies, a répété le Colonel sous les applaudissements des Présidents présents. Je dirais que l’Afrique en demande trop peu, l’Afrique mérite au moins deux sièges surtout si le fonctionnement actuel de l’ONU est maintenu, avec « un conseil de la terreur » excusez-moi, un Conseil de Sécurité comme centre de décision.


L’Afrique a besoin de 2 voix avec veto pour sa protection et surtout sa sécurité dans un monde où elle est livrée à la vindicte de pays occidentaux qui commencent seulement à réaliser qu’une jeune Afrique décomplexée est en gestation. Le « conseil de la terreur » ne le tolérera pas ...


En plus d’une indemnisation de 777 trillions de dollars, le Colonel a proposé des sièges permanents au Conseil de Sécurité à toutes les organisations régionales comme les pays Non Alignés, l'Union africaine, la Ligue arabe, l'Union des ex-union soviétique, l'Union européenne, l'Amérique latine. Mon colonel a proposé le transfert du siège de l'ONU ailleurs, en suggérant Pékin, New Delhi et pourquoi pas Syrte en Libye. Cette idée n’est pas si « saugrenue » et pourrait être considéré comme une sorte de siège « rotatoire » qui pourrait être basé 50 ans dans l’hémisphère Ouest et 50 ans dans l’hémisphère Est. Une idée qui mérite réflexion avec cette Amérique qui ne sent plus en sécurité et qui se sent obligée d’appliquer des mesures de sécurité « draconiennes ».


Il a mis en garde sur le risque d'un attentat contre le siège des Nations-Unies à New-York. Il dit détenir des informations sûres livrées par des membres d'Al-Qaïda en prison en Libye. « Le siège de l'ONU est la cible d'Al-Qaïda », a insisté le leader libyen.

La dette du monde occidental envers l’Afrique

Le Colonel a proposé une enquête sur toutes les guerres provoquées par les grandes puissances comme par exemple en Irak et en Afghanistan. Pour la crise au Darfour, il a appelé à la transformation de l'aide internationale en projets de développement réels. Il accuse l'occident d'avoir compliqué la situation au Darfour en défendant ses intérêts égoïstes. Il a demandé la libération immédiate de l'ex-Président panaméen Noriega et a condamné l'invasion du Panama par les États-Unis d'Amérique. Je me demande quel texte de la charte Onusienne autorise cela ? Que ceux qui savent m’informe, je le lirais avec intérêt.

Le Colonel a déclaré : « Les ex-colonisateurs doivent à l'Afrique 777 milliards de dollars de dédommagements».


Je ne peux que dire : « envoyez seulement, Korhogo aura son métro, Aboisso ses grattes-ciel. »

« Israeltine »

Pour une solution en Palestine, le Colonel propose un seul pays démocratique dans lequel vivraient les deux peuples israélien et palestinien. Créer deux pays est une erreur a déclaré le Colonel.

A Abidjan on disait, « ça ! C’est une question que je n’en connaisse pas ».

J’ai lu quelques livres et quelque peu étudié les 2 livres Saints. Dans cette région du monde les conflits n’ont jamais cessé. L’Académie Norvégienne des Sciences et l’Organisation Mondiale pour la Protection de l’Humanité ont calculé que de ces 5,600 années d’histoire écrite par l’homme, les armées ont livrées 14,531 guerres. La grande majorité de ces guerres se sont jouées sur ce petit territoire qui aujourd’hui est connu comme Israël. Non, mon petit intellect ne peut s’aventurer sur cette pente trop glissante. Israeltine ?

Pour certains analystes, le discours du Colonel, même si certains points semblent avérés, manque de consistance. Car il l'a prononcé d'une manière improvisée sans laisser de traces écrites aux participants. Son incohérence a été soulignée, sa présentation désinvolte et ses répétitions ont pour sûr eu l’effet médiatique recherché (à mon sens), en faisant de sa prestation la « Une » des medias internationaux qui en le critiquant, ont quelque peu fait passer son message.

Quelqu’un disait qu’il n’y a pas de mauvaise publicité, que toute publicité vend le produit. Mon colonel, le produit a été vendu. J’attends du « fou » le prochain désordre organisé.

Par Olivier N’da

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Le pouvoir de la délégation (part 1)

J’ai posé mon café regardant ces murs blancs et cette fenêtre qui m’invite, un peu trop souvent d’ailleurs, à admirer cette belle ville. Ah ! J’oubliais je dois lui envoyer un mini email lui demandant de me rejoindre. Sans frapper et toujours égal à lui-même je le vois qui rentre. Ha ! Mon cher assistant, je l’aime bien vous savez. « Vous pourrez me contacter sur mon téléphone, m’envoyer un email, ou me joindre de toute autre manière si besoin se fait sentir. Je pars demain et je vous confie l’équipe. Je compte sur vous et d’ailleurs je vous fais confiance, je sais que le bureau est entre de bonnes mains. »
Comme ça j’étais parti. De réunion en réunion ce n’était pas vraiment des vacances, mais qu'est-ce que cette ville est belle. En revenant ce matin tout était en ordre, mon bureau était impeccable, j'avais des « post-It » sur l’ordinateur, les clients étaient satisfaits, et je lisais tous leurs messages de satisfaction en pensant aux réticences des africains à déléguer leur pouvoir ne serait-ce que pour quelques minutes.

Tout le monde en Afrique a peur de déléguer
Je ne sais pas pourquoi les africains sont effrayés à l'idée de déléguer, mais ils ont une peur bleue à l’idée de voir quelqu'un occuper leur place lorsqu’ils sont indisponibles. Ont-ils peur que leur « remplaçant » fasse un meilleur travail qu’eux ? Est-ce parce qu’ils veulent être considéré comme les seuls en charge, ceux dont l’absence «ruinerait» la compagnie, la société, le projet ou l'équipe ? C’est ahurissant, mais de nos bureaux de poste, à nos petites entreprises en passant par nos multinationales, tout le monde en Afrique a peur de déléguer.

Si chacun de nous devait compter l’argent, le temps et l’énergie perdues simplement parce qu’une personne supposée avoir un rendez-vous avec nous absente ou indisponible et pas remplacée, on n’en finirai pas de compter !

La poste
Ceux d'entre nous qui ont la chance, ou le malheur, de visiter un bureau de poste en Afrique ont sûrement remarqué qu’il y a très souvent un comptoir pour vendre des timbres, un autre pour téléphoner, et d’autres pour s’occuper des facture, etc... Maintenant, imaginez-vous venir pour téléphoner, mais la personne qui aurait dû être derrière le comptoir téléphone est indisponible mais par contre au comptoir « vente de timbres » les vendeurs ne font absolument rien : que faites-vous ? Vous attendez vous à ce que la personne derrière le comptoir de vente de timbres, ne faisant rien d'autre que se tourner les pouces, vienne automatiquement à votre aide et vous serve ? Non ! Faux et archi-faux !

Le vendeur/euse de timbres vous dira que son travail ne consiste qu’à vendre des timbres, et si vous êtes à Abidjan vous entendrez quelque chose du genre : «en tous cas, il faut attendre ou bien tu passe après, il est sorti… » ; Et tout ça pour passer un simple appel téléphonique.

Si vous venez d’ailleurs et que vous ne comprenez pas cette attitude, vous pourrez toujours discuter et essayer de raisonner votre interlocuteur du jour, votre effort sera vain et comme dirait l’autre « nul et de nul effet ».

Rendez-vous d’affaires
Pour une raison quelconque, le système de rendez-vous d’affaires ne fonctionne pas au sein des entreprises afro-Africaine. Quelques multinationales s’en sortent avec des systèmes de rendez-vous qui marche. Mais pour la plupart des entreprises gouvernementales, ministérielles, de service publiques ou d’appartenance africaine, le système est tel que l'on a simplement tendance à se «glisser» dans le bureau indiqué avec l'espoir mille fois entretenu à coup de fervente prière le dimanche matin de voir la personne requise.

Imaginez un instant que cette personne soit indisponible ? Vous auriez gaspillé temps, argent et énergie pour découvrir avec surprise que vous ne pouvez être aidé parce que la personne avec qui vous aviez rendez-vous n’est pas là ! Cette personne bien qu’étant absente n’aura délégué à aucune autre personne le pouvoir de traiter votre dossier ou ceux de toutes les autres personnes que vous avez vu «agonisant» dans sa salle d’attente.

Parfois, vous avez même téléphoné à l’avance et avez été invité à venir, uniquement pour vous apercevoir que la personne qui vous a demandé de venir est maintenant sortie de son cabinet sans avoir délégué le pouvoir à quiconque de s’occuper de vous, en son nom. Et pourtant, elle était bien consciente que vous étiez en chemin pour le rencontrer.

Déléguer c’est démontrer d une certaine ouverture d’esprit
La délégation est une méthode d'organisation qui consiste pour un responsable à confier à un collaborateur formé et d’accord, la réalisation d'objectifs élaborés en commun en lui laissant une autonomie totale au niveau de la mise en oeuvre et des moyens, dans un cadre prédéfini, en l'assistant dans les difficultés rencontrées et en faisant le point avec lui au niveau des résultats, dans le cadre de procédures de contrôle dont la nature et la fréquence auront été définies avec lui à l'avance.
Ne pas déléguer une tâche parce que vous pensez que vous le feriez mieux que quiconque est une mauvaise excuse. Vous démontrerez votre étroitesse d’esprit et des capacités moindres de management et cela vous rendra seulement la vie plus difficile. A Suivre

Par Olivier N’da
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Le pouvoir de la délégation (part 2)

L’Interdépendance est une valeur plus grande que la dépendance

Personnellement, je pense que la délégation est une bonne chose. Chaque fois que l’on a délégué une tâche à une personne ou un/une collègue l’on se sent bien et satisfait du fait de pouvoir continuer à réaliser des choses pour notre entreprise ou autres employeurs, sans être physiquement présent. La personne à qui l’on a confié ces taches se sent (re)valoriser par la confiance démontrée par ce geste et a l’occasion de se prouver a elle-même son habilité à gérer un projet, équipe ou autre. La délégation est une situation « gagnant-gagnant », à moins que, bien entendu, vous n'appréciez pas que quiconque puisse faire votre travail. Dans ce cas demandez-vous pourquoi l’avoir recruté ? Et surtout révisez la vision que vous avez de vous-même. Une seule certitude vous êtes au moins mortel.

La délégation est une façon de progresser parce que lorsque les activités d’une entreprises cessent, rien ne se passe et on perd de l’argent, par ricochet ou même directement ; on ralenti le développement de nos états. Déléguer c’est une façon de garder un projet en cours d'exécution même lorsqu’on est dans l’incapacité de l’accomplir. La délégation démontre l'efficacité du travail d'équipe tout en la motivant, car même le plus valeureux des travailleurs ne peut abattre à lui seul tout le travail qu’une équipe peut atteindre ensemble. L’Interdépendance est une valeur plus grande que la dépendance.

Aucun projet ni aucune entreprise ne peut fonctionner qu’avec un seul individu. La délégation démontre que malgré l’indisponibilité d’une tierce personne, le projet, l'équipe ou la société peut poursuivre ses activités, et ce parce que cette brillante et prévenante personne a mis des mécanismes en place pour assurer le bon fonctionnement des opérations. Au lieu de la voir comme un menace pour leurs positions, les africains devraient percevoir la délégation comme une force.

L’absence ou l’indisponibilité d’une personne ne doit pas engendrer l‘arrêt total des activités d’une entreprise. Cela n’a simplement aucun sens. Ce manque de délégation mène à l'échec et nos pays, de part leur développement tantôt « sous » tantôt « en voie » le démontre allégrement. Lorsque quelqu'un est absent pour quelque raison que soit, une personne devrait être déléguée pour remplir sa fonction efficacement jusqu'à son retour. Bon nombre d'africains ont voyagé et ont travaillé en Europe, en Asie, aux USA et s’il y a une chose importante que nous devons apprendre de ces différentes cultures du travail, c’est bien l'art de délégué.

Il me semble que tout le monde sur notre cher continent veut conserver le peu de pouvoir qu’ils ont, et pour cela ils préfèrent qu’un projet, une entreprise, un service public soit immobilisé pendant des jours voire des mois plutôt que de demander à une autre personne, toute aussi qualifiée, de remplir leur tache jusqu’à leur retour. Cette guerre de pouvoir à l’africaine doit cesser.

Déléguer n’affaiblira pas votre position au sein du projet, de l’équipe ou de l’entreprise. Au contraire cela démontrera plutôt une certaine maturité, confiance et réaffirmera la raison de notre succès.Cher africains, nous perdons plus notre temps dans ces batailles de titres. Si nous pouvions apprendre à déléguer nous rendrions nos opérations beaucoup plus efficace, et particulièrement lorsque nous sommes indisponibles pour faire notre travail.

Par Olivier N’da
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