Seigneur, je suis noir

Oh mon Dieu, mon père, j’aimerais savoir et s’il-te-plait que tu me dises et si possible de ta propre bouche pourquoi m’as-tu fais noir. Pourquoi as-tu fais de ma race celle que le monde veut garder un brin en retard ? Le noir est la couleur «malpropre », des mains et des pieds crasseux, le noir c’est la couleur des ténèbres, la couleur des voies goudronnées auxquelles personne ne porte la moindre attention. Tiens, la dernière fois j’ai même vu quelqu’un y crachoter comme pour narguer celui qui y pissait.

Pourquoi m’as-tu donné ce gros nez, ces épaisses lèvres qui, avec mes cheveux frisés, « excitent » les «toubabous», «les chintoques», qui en me voyant étreignent leur sac à main question de marquer leur horreur. Pourquoi as-tu créé une race qui reçoit tant de regards haineux. Tiens ! Quand ils se tabassent et qu’ils disent j’ai “un œil au beurre noir”, tu vois là encore ils font allusions à cette couleur. C’est terrible ! Quand toi-même tu sais que nous chez nous on ne fabrique même pas de beurre, alors va comprendre leur expression…

Le noir c’est la couleur de la saleté, c’est la couleur de l’enfer, enfin c’est eux qui le disent. Je me suis aussi toujours demandé pourquoi ma structure osseuse est si épaisse, mes hanches et mes joues si hautes, pourquoi mes yeux sont marrons et pas bleus comme le beau ciel que toi-même tu as fais bleu, pourquoi ils pensent tous que je suis paresseux pourtant quand je me levais à 4 heures du matin pour faire les boulots que l’on révèle jamais aux « copines », je faisais heures sup. sur heures sup., il y a des fois ils me demandaient de rentrer parce que….

D’ailleurs, je ne comprends pas pourquoi ma couleur leur inspire autant d’abus, ils essaient toujours de m’utiliser, mes salaires sont toujours dix fois moins important que celui des autres, mon Dieu je ne comprends pas ! Pourquoi certains me haie, pourquoi ils ne cherchent pas à savoir qui je suis, ce je ressens ou même ce qu’est ma vie ? Avec eux c’est les « labels ». Le noir, cette couleur, c’est le sceau qu’ils utilisent quand ils veulent garder quelqu’un éloigné. Je ne comprends que la couleur de la nuit soit la notre, quand même ! La couleur de la fin du jour, la couleur des ombres.

Seigneur tu sais que mes propres frères me maltraitent, ceux qui aussi noir que moi me malmènent, il se moque de mes cheveux, ils n'aiment pas ma peau, ils disent que je suis trop foncé, souvent trop clairs. Et d’ailleurs Mouyéké le féticheur, l’ami de verre cassé qui travaille au maquis « crédit a voyagé » le dit : « comment se fait-il que dans la bible tous les anges sont des blancs ou quelque chose de ce genre, on aurait quand même pu en mettre un ou deux anges nègres … » moi-même je ne comprends pas. Seigneur, tu ne penses pas qu’il est temps que tu opère un changement, par exemple et ce n’est qu’une proposition si tu refaisais la création et que chacun de nous avait la même couleur ?

Je réfléchissais maintenant de «vive pensée », avec un zeste de colère et une grande peur. Et si Dieu n’était pas content de mes plaintes, et si j’avais dis des choses désobligeantes à mon Dieu. Moi je l’aime mais cette couleur là elle commence à me pomper l’air. J’étais loin dans mes pensées quand comme une légère voix dit :

« Pourquoi je t’ai fais noir ? » frigorifié et incapable de parler j’écoutais …

Je vous ai fait de la couleur du charbon duquel les plus beaux diamants sont formés…, Je vous ai fait de la couleur à cette riche terre brune, de laquelle on cultive tous ce dont la terre entière se nourrie. Votre couleur est semblable à l'étalon et à la panthère noires, mes majestueuses créatures que j’ai faite de mes propres mains. Toutes les couleurs du merveilleux arc-en-ciel, que j’ai créé pour marquer mon alliance avec Noé à qui j’ai promis de ne plus jamais détruire la terre par les eaux, sont visibles de toutes les nations… Et bien, quand toutes ces couleurs sont mélangées, elles produisent du noir, vous devenez ainsi ma plus grande création ! Oui votre noir réaffirme sa beauté. Vos cheveux sont comme la texture des laines de l’agneau ; ma si belle créature dont je ne cesse de parler dans le mode d’emploi de la vie sur terre et que je vous ai laissé. D’ailleurs lis-tu ta bible ? Je suis le berger qui les observe, et je les observerai TOUJOURS !

Vous êtes la couleur du ciel de minuit, ce beau ciel que je décore de quelques étoiles en m’y baladant nuitamment ; dans vos yeux J'ai mis le scintillement de l’aurore matinale et sous vos joues si hautes, j’ai caché votre sourire, votre bonheur, votre joie qui n’a pu être éteinte par les siècles d injustices.Vous êtes la couleur des nuages foncés des ouragans que je créé en septembre, ceux qui vont abreuver toute mes belles créatures. J'ai rendu vos lèvres si pleines et si épaisses, ainsi quand vous embrassez… tous s’en rappelleront, tous en seront marqués.Votre stature est forte, votre structure renforcée pour résister au fardeau du temps et tout comme l’or vous êtes doux et solide.

La réflexion que vous voyez dans le miroir, cette image qui vous regarde en arrière, elle est mienne. D’ailleurs lève-toi et regarde dans le miroir, dis-moi ce que tu vois. Je ne vous ai pas fait à l'image de l'obscurité, Je vous ai fait à mon image !

Par Olivier N’da
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Le Magasin

Dévalant la rue à 3 km/h il marchait un peu en zigzag. C’était un beau jour, «habillé» d’un magnifique ciel bleu qui, accompagné de son soleil, ressemblait à un samedi après-midi, le lendemain d’un vendredi qui avait vu le virement d’un salaire bien mérité. Dehors, tout semblait tout neuf et tout propre mais moi je continuais de regarder marcher ce monsieur. Je l’observais sans même me rendre compte que mon regard s’était figé sur lui. Élégant, du style dandy, je l’imaginais écrivain ou artiste d’un genre ou d’un autre. Il avait l’air de ne pas pouvoir marcher droit. Des pas tantôt grands, tantôt petits. Il allait du trottoir gauche au trottoir droit, marquait des moments d’arrêt brusques, comme si ses belles chaussures de cuir marron étaient équipées de frein de Formule 1 enivrée. Je l’observais sans comprendre quand soudain, comme face à un lion près à le « caresser » de ses beaux crocs, il se mit à faire de grandes enjambées dignes d’un 110 mètres haies olympique, dans le sens inverse.

Le visage complètement déformé par l’effort de compréhension, mes traits négroïdes et mes mimiques faciales me faisait ressembler à ma tante en pleine crise de jalousie devant le beau pagne de sa cousine germaine. Je n’en pouvais plus ! Je me redressai de tout mon long, espérant résoudre cette équation à la verticale. Voila que même sans l’annoncer, « le dandy » se mit à nouveau à marcher a l’envers cette fois tout en zigzagant, et tout ça sans se retourner ! Et j’ajouterais-même avec une certaine dextérité. Ma curiosité n’en pouvait plus et je me consolais avec toutes sortes d’idées saugrenues en m’approchant discrètement de lui, me dissimulant version caméléon derrière les arbres alentours.
Je me disais qu’il devait sûrement être soit un ancien danseur de Mickael Jackson, j’avais même l impression de l’avoir vu dans le clip de Thriller, soit un équilibriste sans travail qui s’amusait à torturer l’esprit d’obsédés curieux qui savouraient tranquillement leur après-midi paresseuse.

Dans tous les cas j’étais tendu et frustré de ne rien comprendre à ce qui ce tramait là devant moi. Il continua un moment puis rebelote ! Il «cala » version Ayrton Senna. Je l’imitai aussitôt et me mis à l’ abri d’un arbre pour être plus discret. J’observais comme un espion ce « spécimen », cet homme vêtu d’une belle veste marron, d’un beau T-shirt blanc fourré dans ce beau jean, qui d’ailleurs ne m’avait pas l’air saoul. Il sourit seul en parlant au téléphone, secoua la tête quelques minutes et reprit sa marche et ses zigzags de « dindon », revenant sur ses pas.
A ce stade j’étais complètement blafard et moche, l’incompréhension me torturait et mon visage en souffrait quand, dans la vitre de la voiture garée dans mon axe, j’aperçu le reflet de ce qui était la caricature de tante Émilienne, la jalouse, quand elle disait : «En tous cas, elle n’est pas mieux habillée que moi, ça, en tous cas c’est impossible !».
Je souffrais d’envie de comprendre …je décidais alors de revenir à mon poste d’observation d’origine un peu plus bas sur le trottoir de droite, en espérant que sa prochaine aventure l’amène vers moi et que je puisse enfin « de-contorsionner » mon besogneux visage meurtri par mon obsession à vouloir savoir. En position j’étais quand …

Quand l’élégant «dandy » sans même m’avoir vu trébucha sur moi. Il m’en fallu pas plus pour lui demander, avec mon plus grand sourire qui je l’espérais allait le garder le plus longtemps possible auprès de moi [histoire de comprendre avec précision ce qu’il faisait] :

- Bonjour monsieur, êtes-vous perdu ? Puis-je vous renseigner ?

Celui que j’avais surnommé « Mr dandy» fit un pas, s’arrêta brusquement, cette fois version Alain Prost, et me sourit. Il me dévisagea en silence pendant quelques minutes puis me répondit simplement :

« Non, non je ne suis pas perdu, je sais que vous vous inquiétez de « mes avancées à reculons », mais c’est comme ça que je marche depuis de longues années, c’est un «défaut- d’hésitation» mais Je finis toujours par arriver à destination mais il me faut du temps ».
Il enchaina, toujours avec ce gentil sourire qui de près laissait transparaitre une certaine tristesse :
« A force de vivre entre le passé et le présent, j’avance mais j ai toujours besoin de reculer parce que quand je vais trop loin je me souviens et je … ».
Il inspira et reprit :
« Jeune homme vous savez, c’est dur de vivre le pied au présent et la tête au passé… Je vis comme ça depuis longtemps, je suis très fatigué et c’est horrible … mais aujourd’hui je vais au magasin. Je m’en fous des douleurs et vous avez vu, j’ai fais deux « reculades »… mais j’y vais ».

Il m’observa et continua : « Depuis hier après de longues hésitations et malgré les peines, j’ai décidé de sauter les yeux fermés et à ma grande surprise j’avance ! Et mes jambes commencent à rejoindre ma tête. Déjà je ne me souviens plus du sens du mot « époque » et je sais que si je trouve le magasin et que je l’achète, je ne me souviendrais plus mot « ex ».

Il pose un instant devant mon faciès qui a repris de plus belle sa campagne publicitaire pour « africain au gros nez étonné » et ajoute :
« Je suis ami avec le «présent » maintenant. Vous m’avez vu au téléphone tout à l’heure. C’est le «passé » qui m’a appelé. J’ai rigolé, j’ai raccroché et j’ai effacé son numéro. Aujourd’hui c’est aujourd’hui ».
Puis il m’interrogea: «D’ailleurs où se trouve le supermarché du «nouveau », le magasin où l’on savoure le changement, le vrai, celui qui se reconstruit chaque matin, qui ne vend rien préparé la veille, qui ne stocke rien, ne vend ni «habitude», ni «confort». Celui qui vend l’avenir, où est-il ?».
Je ne sais toujours pas pourquoi je l’ai accompagné, ni pourquoi j ai acheté « le changement » qualité supérieure 100% garantie, mais on en est ressorti amis. Depuis les numéros de mes« ex », de l’ancien boulot, du boss qui se moquait de mes « Winston jaunes vives » ont disparus. Mr « dandy » marche droit avec moi à ses cotés. On a investit, bossé dur et notre compagnie marche fort depuis que l’on s’est marié avec le présent.

Par Olivier N’Da
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Retardé par La peur ?

Après une nuit agitée et je me suis réveillé en sueur, t-shirt trempé et visage déformé par ce cauchemar digne des meilleurs scenarii de « Nollywood ». En buvant mon « café », ce matin, je décide d’oublier ma nuit et m’encourage en me disant qu’à chaque jour suffit sa peine.

En y pensant …je me rend compte que trop souvent les peurs envahissent nos vies et nous avons comme l’impression d’être enfermé dans un piège, sans sortie de secours. Les questions du genre : « comment je faire sans lui/elle ?»,« il/elle me bat mais si je pars, je mange quoi ?», « Ce job est au-dessus de mes capacités , je ne peux pas » , «je suis bien ici, là-bas c’est mieux mais je serais seul», «je l’aime pas mais si je me marie pas les filles vont dire que … », «il faut que les gens pensent que je suis si riche , car s’ils apprennent la vérité, je suis mort … », etc...

Que de questions absurdes qui nous tiennent en tenaille, engendrent des situations terribles, qui fracturent famille, brisent nombreux rêves. La peur rend tout plus grave que ça ne l’est vraiment, elle nous entraîne souvent à faire des choses insensées, souvent elle contribue à nous couvrir de ridicule, qui dans certain cas nous humilie de longue années durant.

Combien avons-nous de craintes ? Quelles sont nos plus grandes appréhensions ? L’anxiété nous empêche-t-elle de faire certaines choses? Mettent-elles en exergue nos insécurités ? Contribuent-elles à détruire notre confiance en nous ? Pensez-y ? Combien de fois l’on s’inquiète du «qu’en dira-t-on » ; que vont-ils dire de nos décisions? La crainte de ne pas être accepté par notre société, la peur d’être seul, les différentes types de peur nous influencent et nous aveuglent par rapport à l’essentiel : se rappeler, avant de réagir ou d’agir, que la peur nous poussera à un niveau émotionnel tel que nous ferons des choses qui n’ont pas toujours de sens.

Notre nature humaine a tendance à répondre en y associant « peur » parce que nous pensons que la situation rencontrée est plus compliquée qu’elle ne l’est vraiment. La peur apparait incommensurable, elle devient facilement moyen de limitation, le «panneau de signalisation» qui indique retour en arrière, retour à l’état de «confort » ou d’aise déjà connu qui pour sûr ne nous aidera pas à progresser.

Entreprends effrayé !
Dès que la crainte nous envahie nous pouvons, surtout pour ceux qui croit aux écritures saintes, nous refugier dans notre «foi » qui consiste à croire au possible qui pour l’instant nous semble invraisemblable. Nos craintes peuvent être aussi combattues en ignorant la réalité du moment, en focalisant notre attention sur notre objectif que nous croyons réalisable. Pratiquer ces méthodes ne fera pas forcement disparaître le sentiment de peur mais notre désir « d’y arriver » devrait nous permettre de continuer l’action inhabituelle que nous entreprenons dans l’espoir d’aller de l’avant. La plupart du temps nous serons amenés à entreprendre effrayés. Vaincre sa peur ce n’est pas ressentir aucune crainte c’est décider d’accomplir malgré les doutes.

La routine, le confort, les habitudes, les excuses sont les ennemis de la « réussite ». Qui ne sort de son « bateau » ne pourra aller de l’avant. Malgré les difficultés du renouveau, recommencer ou commencer est très souvent salutaire. Dieu, lui-même se décrit comme le Créateur et si comme il le dit il nous a fait son image alors nous sommes nous aussi des créateurs, pas des répétiteurs ou des imitateurs et seul créer, innover et avancer nous est agréable et nourrit notre raison de vivre.

La peur n’est que le sentiment destructeur qui nous empêche d’apprécier notre désir du nécessaire risque.Quelques soient les choses que nous traversons, quelques soient les choses qui arriveront dans le futur, vous avez déjà en vous la force d’y résister, de passer au travers. La confiance en soi s’exerce à travers notre habilité à vaincre le doute surtout après d’énormes difficultés. La vie n’est pas juste et certaines personnes ont plus de difficultés que d’autres mais je crois fermement que chaque personne a la force requise pour son parcours terrestre.

Abattons nos peurs ! Dépoussiérez vos projets rangés pour cause de découragement, relancez-les ! Sortez des relations amicales ou amoureuses qui vous le savez vous empêchent de progresser. Courageusement allons de l’avant !

Par Olivier N’da
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Chère Cote D’Ivoire, (Extrait de L’in-fini)


Chère patrie, ton hymne salue l’espérance,
Comme celui qui t’a choisi, tu as une grande présence.
Tu es carrée et tu ne fais pas que « décalé »,
Tes angles sont égaux, ta croissance équilibrée.

Ta côte méridionale nous offres six cent kilomètres de plage dorée,
Ton soleil polaire entretient tes douces savanes arborées.
A l’occident tu exposes fièrement tes sulfureuses grottes,
Qui mêlées à tes forêts d’orient font de toi la plus désirée, tu as la cote!

Tu as été édifiée par le grand maître
Comme lui, éternelle, tu ne cesses de renaître.
Ignorant jaloux et envieux,
Tu n’existe qu’en grands lieux,

A tes voisins tu caresses la main,
Tu es très belle et ils le savent bien,
Ils voulaient te faire «elle».
Fidèle, tu restes Demoiselle!

Tu les rends fous, Ils te veulent tous.
Ils se débattent et s’auto-abattent
Ils s’imposent et sans prose s’essayent à la drague,
Certain tentent même de t’enfoncer une bague.

Sans grand succès,
Frustrés, ils complotent dans leur palais
Au vue de tes formes ils se tirent dessus,
Mais toi l’élégante, tu restes déçue.


Inopportun invité, ils t’ont même agrippé le sein
Et essaient de peaufiner ton destin

Ils s’y sont même installés, pensant te "gangrener".
Ma belle, tu n'en as cure, tu restes carrée.

Ils t’ont appelée Ivoire et continuent d’essayer de t’avoir
Peut-être ont-ils juste besoin de pourboires,

Des faveurs tu en as donné à tes consœurs,
Celles qui se déclaraient «sœurs»

Demande à Togo il a reçu tes «togos»
Demande à Burkina il a eu tes «krikas»,
Ceux qui se déclarent tes propriétaires et tes rois,
Ont abusé de tes «tais-toi».

Embargo et restriction en diptyque,
Ton esthétique reste épique,
Toi seule choisi tes «pommes»,
Que tu partages avec tes hommes

Ceux que le créateur a fait plein d’air,
Qui pour certains ne voient rien, les «pépères».
Ils croyaient qu’on était juste des ivoiriens;
C’est l’homme qui a peur sinon il y a rien

Côte D’ivoire, en prononçant ton patronyme,
J’ai comme un air de ton hymne,
Qui sifflote, rétablissant tous mes espoirs,
Carré d’as, tu regorge d’ivoire.

Ton sol béni est rempli de secrets engloutis,
Les envieux font le guet, rêves enfouis
Drapeau bleu blanc rouge flottant,
Casses et rapines, ils se payent comptant.

Imbus de leur personne et peu rassurés
Ils ont peur de tes douaniers,
Qu’ils traitent de corrompus
Mais crois-moi, ils les feront payer leur du.


Tu le répètes «les aigris vont maigrir!»,
Les aigris pour sûr ne te feront pas périr.

Extrait du livre
L’in-fini , illusion poétique,
par Olivier N’da
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Bourreaux de bureaux

Oops !! Il m’a glissé des mains. Quand il n’est pas renversé, ce café est très bon… il faut que je le partage avec vous. Ils sont horribles, envieux à souhait et naturellement frustrés ; Il est terrible d’avoir des collègues de cette espèce.

Ils n’arrêtent pas de harceler les autres, ils ont toujours quelque chose à redire, quelque chose à critiquer, toujours des commentaires à faire. Ils ne sont pas parfait mais à les entendre on les prendrait pour « Jésus-Christ » ou « le prophète Mahomet ». Ils existent et nous savons tous que ce genre de personnes ne disparaîtra pas de si tôt. Nous devons tous subir leur harcèlement au bureau et cela rajoute un stress inutile à nos paisibles et heureux allers-retours vers nos lieux de travail.


Il est important que nous fassions bien notre travail et nous devrions toujours essayer de donner le meilleur de nous-mêmes. L’erreur est humaine mais elle demeure une possibilité qui ne devrait pas nous arrêter ou changer la vision que nous avons de notre travail.


Dès maintenant ne laissez plus les « bourreaux de bureau » vous marchez sur les pieds. Refusez que leurs critiques ridicules viennent perturber vos journées et votre travail. Décidez que votre valeur au travail ne peut être jugée que par vous-même et surtout que cela vous concerne vous, et personne d’autre. Enrichissez-vous des critiques constructives, celles qui sont dites avec amour et ignorez les « rats de bureau » et leurs ragots. Votre performance doit être dictée par votre propre évaluation objective de vos capacités. Jugez-vous en vous encourageant et en focalisant votre énergie sur vos points forts.Comme nous tous, vous subirez la trahison et la médiocrité de ces « bourreaux de bureau »; Il en a toujours été ainsi et cela le restera mais ne soyez pas amer, ne choisissez pas la rancœur, le ressentiment ou tout autre sentiment de cette nature. Souvent vous avez crié à « l’injustice » auprès de vos dirigeants qui ont peut-être compris vos angoisses mais qui n’ont pas fait grand chose. Souvent on ressort déçu de ces entretiens où l’on a l’impression que personne n’écoute. C’est triste mais hélas, c’est souvent le cas. « Les bourreaux de bureau» continueront probablement de critiquer votre efficacité, vos habits, vos cheveux, ils continueront à dire que vous ne travaillez pas assez, trop lentement, trop rapidement… Les plus mal habillés se transformeront en spécialistes auto-déclarés de la mode et ne tariront pas de critiques sur votre « look » ; d’autres spécialistes capillaires s’acharneront sur votre coiffure. Il y a aussi les spécialistes du retard qui, muni de montres « Suisse » d’origines douteuses, n’oublieront pas de vous rappeler la moindre seconde de retard ou d’avance que vous cumulez. Enfin il ya ceux qui auront pour mission personnelle de rechercher toutes les occasions de vous nuire !


Ignorez-les et restez au-dessus de tout cela. Croyez en votre destin, qui d’ailleurs est déterminé par le divin. Votre destin ne dépend pas de l’appréciation de vos collègues. C’est votre providence, et elle est entre vos mains, dans la valeur de votre propre foi en vous-même, entre les mains de Dieu.Laissez-les faire et dire ce qu’ils veulent. Retrouvez votre paix, laissez la sérénité gagner du terrain dans votre cœur et votre vie.Vous ne verrez certes pas les choses changer aujourd'hui, demain, ni après-demain ; mais dès maintenant, c'est votre propre jugement qui s’appliquera et pas le jugement négatif des autres. À partir d’aujourd’hui décidez que leurs mots n'auront plus aucun impact sur vous. Regardez-les comme des spectateurs de leur propre « extravagance ». Ils ont un besoin maladif de se sentir important et surtout n'oubliez pas : « seul les verres vides ont besoin d’être remplit ».Pardonnez-leurs. Particulièrement aux indélicats qui, certainement, le méritent à peine, mais qui cependant n’ont pas besoin d'être «bénis» par votre animosité envers leur médiocrité et méchanceté. Déposez le fardeau de la haine à leurs pieds ; et réjouissez-vous à l'idée que votre destin vous appartient et que rien ni personne ne peut y changer quoi que ce soit.

Par Olivier N’da
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Sauve ta relation amoureuse?

LE COUP DE FOUDRE
Beaucoup entrent dans le mariage par la porte du coup de foudre. Celui-ci nous propulse sur une orbite émotionnelle sans pareille où nos facultés rationnelles sont court-circuitées. Nous faisons, nous disons des choses que nous n'aurions jamais faites, ni dites, si nous avions toute notre tête. Mais, pour trois raisons, le coup de foudre n'est pas de l'amour. Premièrement parce qu'il ne procède pas d'une décision volitive, ni d'un choix conscient. Ce sentiment s'empare de nous. Deuxièmement le coup de foudre ne nécessite aucun effort. Troisièmement, lorsque nous sommes amoureux nous ne suivons qu'un seul objectif : celui de n'être plus seul. On est à l'apogée du bonheur humain. "Il est une composante instinctuelle génétique du comportement sexuel”. Quand la marée de nos sentiments romantiques se retire (d'après une étude faite par une psychologue, la durée d'un coup de foudre est en moyenne 2 ans) : nous voyons l'autre tel qu'il est, et l'autre nous voit tel que nous sommes (Note : garçons et filles ne tombent presque jamais amoureux l'un de l'autre le même jour et ne sortent pas non plus en même temps de cet été euphorique). Alors que faire après le coup de foudre ? Soit vivre avec son conjoint une vie lamentable, soit quitter la barque conjugale pour nous engager vers une autre aventure sentimentale (de nos jours se terminent par un divorce : 40 % des unions en 1ère noce, 60 % des unions en 2ème noce et 75 % des unions en 3ème noce). Troisième possibilité : reconnaître le coup de foudre pour ce qu'il était, un point fort d'une expérience sentimentale temporaire et rechercher désormais le véritable amour. Cet amour appartient lui aussi au domaine de l'émotion mais pas à celui de l'obsession.


L'AMOUR RAISONE
Cet amour va associer raison et choix. Il va impliquer des actes volontaires, va exiger de la discipline. Cet amour reconnaît le besoin du progrès personnel et il ne peut se mettre en place que lorsque l'amour obsessionnel a disparu. L'amour véritable c'est répondre aux besoins de la personne aimée. Désirer son bien, son épanouissement et laisser l'autre nous aimer à son tour. L'amour véritable est un échange où chacun des partenaires donne le meilleur de lui-même à l'autre et reçoit la réciprocité. Cet amour exige des sacrifices, des efforts. Notre besoin personnel le plus profond n'est pas celui de tomber amoureux mais d'être authentiquement aimé d'autrui. Et chacun aura sa propre façon de ressentir l'amour que nous porte notre conjoint. Gary Chapman parle de cinq "langages d'amour" : les paroles valorisantes, les moments de qualités, les services rendus, le toucher physique et les cadeaux. Parler le langage d'amour de celui que nous aimons, c'est comme remplir son "réservoir émotionnel". Ainsi, il se sait aimer et peut me donner à son tour le meilleur de lui-même.

LES PAROLES VALORISANTES
Valoriser l'autre par des paroles appropriées c'est une façon d'exprimer notre amour. Cela consiste à dire des paroles qui font du bien. Des paroles valorisantes, des compliments verbaux, des mots d'appréciation sont de puissants communicateurs d'amour (Proverbes 18, 21 ; 12, 25). Dites à votre belle-mère combien votre femme vous est précieuse. N'hésitez pas à mettre votre conjoint en valeur devant les autres. Chaque fois que notre conjoint fera quelque chose de bien, ne pas hésiter à lui adresser un compliment verbal ("j'apprécie beaucoup que tu aies lavé la vaisselle ce soir", "je te suis vraiment reconnaissante que tu sortes les poubelles"). On peut aussi lui écrire une petite carte. Adresser des compliments c'est faire comprendre à l'autre vous l'estimez "comme tu es belle dans cette robe", "tu es certainement un spécialiste pour les crêpes”, Dialecte des paroles valorisantes :

LES PAROLES AIMABLE & D'ENCOURAGEMENTS
Elles insufflent du courage. Par mes paroles d'encouragement je valorise l'autre, je lui témoigne toute ma confiance en ses possibilités et je lui permets de mettre tout son potentiel en action.
L'intonation aussi va compter.

LES PAROLES HUMBLES
L'amour formulent des requêtes et non des exigences. Le besoin le plus profond chez les humains est de se savoir apprécier. En conséquence les paroles valorisantes vont répondre au besoin d'un bon nombre d'individus.

LES MOMENTS DE QUALITES
Les moments de qualité riment avec moments de complicité. Ce sont des moments où nous accordons à l'autre une attention sans partage. C'est pouvoir se regarder, se parler, s'accorder beaucoup d'attention. L'activité est secondaire, elle n'est que prétexte pour que sur le plan sentimental on passe des moments intenses l'un avec l'autre. Grâce à ces moments on peut se dire "il s'intéresse à moi". Ce sont des souvenirs d'amour. Exemple : faire une promenade ensemble en se parlant, jouer au tennis ensemble, se raconter le déroulement de sa journée en se regardant dans les yeux... Les moments de qualité sont aussi nécessaires à la santé de notre mariage que la nourriture à la santé de notre corps. "Offrir 20 minutes d'attention sans partage c'est offrir 20 minutes de vie à son conjoint". Dialectes des moments de qualité :

LES DIALOGUES DE QUALITÉ
C'est une conversation dans laquelle il y a partage d'expériences, de sentiments, de désirs... sans que l'un n'interrompe l'autre (des recherches ont prouvé que l'on écoute 17 secondes avant d'interrompre l'autre). Quand l'autre parle je m'interdis de me défendre, de contre-attaquer, ou de justifier mon point de vue. Mon seul but est de mieux connaître ce qu'il pense. Écouter c'est donner l'assurance à l'autre que nous comprenons sa souffrance, son stress, sa pression... et que nous sommes avec lui de tout notre cœur. Écouter, c'être une oreille bienveillante, ce n'est pas donner des conseils. Néanmoins, si un conseil est demandé il devra alors être donné mais d'une manière non condescendante. Les hommes ont, de part leur éducation, plus l'habitude d'être dans la sphère des pensées que des sentiments. C'est comme si ce compartiment avait été verrouillé. Les hommes auront donc un grand travail à faire pour parler ce langage avec leur femme. Exercice : se demander trois fois par jour quelles émotions, quels sentiments ai-je ressentis au cours des 3 dernières heures ?Deux types de personnalités :- type "mer Morte" (la Mer morte reçoit mais ne redonne pas) : ces personnes font toutes sortes d'expériences, éprouvent des tas d'émotions mais elles n'éprouvent pas le besoin d'en parler.- type "torrent babillard" : ces personnes on besoin de raconter tout ce qu'elles voient, éprouvent...Ainsi mer Morte et torrent babillard s'entendront à merveille. Sauf qu'au bout de quelques années le "torrent babillard" va se dire : "je ne sais rien de lui" et "la mer Morte" : "je la connais trop bien". La bonne nouvelle : le torrent babillard peut apprendre à écouter et l'autre peut apprendre à parler ! Exercice : prévoir journellement un temps de partage au cours duquel chacun évoquera 3 faits qu'il aura vécus et les émotions suscitées. C'est ici l'exigence quotidienne minimale pour un mariage sain. NB : les émotions ne sont ni bonnes ni mauvaises en soi, elles ne sont que nos réactions psychologiques face aux événements existentiels.

LES CADEAUX
L'offrande de cadeau est une expression fondamentale de l'amour qui transcende toutes les barrières culturelles. Le cadeau est comme un symbole qui a une portée émotionnelle. Sa valeur marchande n'a aucune importance mais ceux pour qui c'est leur langage d'amour vont le recevoir et se dire : "il a pensé à moi" et seront satisfaits de tout ce que vous pourrez leur offrir. Faire des cadeaux, c'est investir dans une forme d'amour compréhensible par votre conjoint, vous faites alors un investissement rentable.

LES SERVICES RENDUS
Mettre la table, laver la vaisselle, passer l'aspirateur, nettoyer un meuble, ôter les éclaboussures du miroir, sortir la poubelle, changer la couche du bébé... et bien d'autres services nécessitent de la réflexion, de l'organisation, des efforts. S'ils sont accomplis dans un esprit positif ils sont d'authentiques expressions d'amour. Jésus a admirablement illustré ce principe lorsqu'il a lavé les pieds de ses disciples. Pour apprendre le langage sentimental des services rendus certains auront besoin de revoir et de corriger les stéréotypes de l'homme et de la femme dans leurs rôles spécifiques. D'autre part, l'amour est toujours un don volontaire et gratuit, nous n'avons pas le droit de l'exiger mais nous pouvons simplement demander. Nous devons décider par nous-mêmes de nous mettre au service d'autrui. Ainsi, nous restons des créatures qui éprouvent des émotions, nourrissent des pensées et des désirs. Si nous nous laissons exploiter, manipuler nous ne faisons pas preuve d'amour. Exercice : énumérer 3 ou 4 choses qui vous donneraient l'assurance d'être aimé de votre conjoint s'il les accomplissait.

LE TOUCHER PHYSIQUE
Dans toutes les cultures les individus ont trouvé une forme de toucher physique pour se saluer. Dans les moments d'épreuves nous nous embrassons presque instinctivement. Pourquoi ? Par ce que le toucher physique est un excellent communicateur d'amour. Toucher affectueux, amoureux délibérément localisés, les caresses dorsales, le toucher ponctuel (main posée sur celle du conjoint au moment du café), être assis l'un contre l'autre en regardant la TV, s'embrasser à chaque feux rouges, les enlacements sont autant de façon de faire ressentir l'amour sentimental au conjoint. Le toucher physique a une importance psychologique. Tout ce que je suis réside dans mon corps. Toucher mon corps c'est me toucher dans tout mon être. Fuir mon corps c'est s'éloigner de moi sur le plan des émotions. Le toucher physique peut faire ou défaire une relation. Il peut communiquer la haine ou l'amour.
LES RAPPORTS SEXUELS
Les hommes sont très soucieux d'avoir des rapports sexuels. Ce n'est pas pour cela qu'ils sont surtout sensibles au langage du toucher physique. Le désir de relations sexuelles est chez eux physiologique (stimulé par la formation des spermatozoïdes et du liquide séminal dans les testicules. Quand les glandes séminales sont pleines il se produit chez l'homme un désir physique de les vider). Alors que chez la femme le désir sexuel prend racine dans ses émotions. Si une femme se sent aimée, admirée, appréciée par son mari elle aura envie d'être physiquement et intimement unie à lui. Donc il ne faut pas confondre la pulsion sexuelle d'avec le besoin émotionnel d'être aimé. Les rapports sexuels sont certes importants mais ne peuvent répondre au besoin d'amour. L'épouse aura alors besoin de rechercher le langage que son mari comprend le mieux.

TROIS MOYENS POUR DÉCOUVRIR VOTRE LANGAGE D'AMOUR ?
A-
1- Réfléchissez à ce qui vous blesse le plus dans ce que votre conjoint fait ou omet de faire.
2- Réfléchissez à ce que vous avez le plus souvent réclamé à votre conjoint.
3- Comment exprimer vous généralement votre amour à votre conjoint ?
Ce moyen est celui qui en retour vous donne le sentiment d'être aimé.

NB : Si 2 langues vous semblent aussi familières l'une que l'autre : vous êtes en quelque sorte bilingue ! Le conjoint à le bonheur de pouvoir choisir l'un des 2 moyens d'expression pour vous dire qu'il vous aime.

B -
Posez-vous la question : quel serait le conjoint idéal pour moi ? Si j'avais le conjoint parfait quelles seraient ses qualités ?
Le portrait de ce conjoint va vous donner une certaine idée du langage auquel vous êtes sensibles.
Deux types de personnes peuvent avoir du mal à découvrir dans quelle langue elles comprennent le mieux l'amour exprimé par leur conjoint : l'individu dont le réservoir émotionnel est plein depuis longtemps ou l'individu dont le réservoir émotionnel est vide depuis trop longtemps. La solution va être de remonter jusqu'à l'expérience de l'obsession amoureuse.
A l'époque, qu'est-ce que j'aimais particulièrement chez mon conjoint ?
Que disait-il, que faisait-il qui nourrissait mon désir d'être près de lui ?
Ces souvenirs peuvent vous donner une idée de ce qui était le langage d'amour qui vous parlait le plus clairement.
LE JEU DU RÉSERVOIR PLEIN
L'un dit à l'autre « sur une échelle graduée de 0 à 10 à quel niveau de remplissage estimes-tu ton réservoir émotionnel ? » Après la réponse, demandée "que puis-je faire pour faire monter le niveau ?" Inverser les rôles de manière à ce que chacun ait son réservoir émotionnel plein.
Ecrit Par Gary Chapman (Les Languages de L'amour ); résumé Par Carole Brunelle

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